Un pinceau de calligraphie moyen
Choisissez un pinceau qui revient correctement en pointe et qui contient assez d’encre pour tracer plusieurs traits sans le recharger en permanence.
CALLIGRAPHIE CHINOISE · DÉBUTER
La calligraphie chinoise au pinceau ne demande pas une accumulation de matériel. Pour commencer, un pinceau, une encre noire et un papier adapté suffisent. La pierre à encre s’ajoute si vous choisissez de préparer l’encre à partir d’un bâton.
Le point le plus déroutant est souvent le papier. Il faut distinguer deux choses : la fibre dont il est fabriqué et le traitement de sa surface. Ce sont deux informations différentes, et toutes les deux modifient la réaction de l’encre.
01 · LE MATÉRIEL DE DÉPART
Changer de pinceau, de papier et d’encre après chaque essai empêche de savoir ce qui modifie réellement le trait. Une combinaison simple est beaucoup plus utile pour apprendre.
Choisissez un pinceau qui revient correctement en pointe et qui contient assez d’encre pour tracer plusieurs traits sans le recharger en permanence.
L’encre liquide est la solution la plus simple pour se concentrer sur le geste. Le bâton d’encre ajoute ensuite la préparation de l’encre et le réglage de sa densité.
Pour débuter, un papier qui n’absorbe pas instantanément permet de mieux observer la pression, la vitesse et la quantité d’encre contenue dans le pinceau.
Une petite coupelle suffit avec une encre liquide. Une pierre à encre est nécessaire si vous utilisez un bâton qu’il faut broyer avec de l’eau.
Pinceau moyen + encre noire liquide + papier à absorption modérée.
Pinceau moyen + bâton d’encre + pierre à encre + papier à absorption modérée.
02 · LES FIBRES DU PAPIER
La fibre indique de quoi la feuille est fabriquée. Le traitement indique comment cette feuille reçoit l’eau et l’encre. Il faut donc lire les deux informations séparément.
Au sens traditionnel strict, le Xuan appartient à une fabrication chinoise particulière. Sa structure et sa fabrication lui donnent une réaction spécifique à l’eau et à l’encre.
Ses longues fibres permettent d’obtenir des feuilles résistantes même lorsqu’elles sont fines. Il peut convenir à la calligraphie, à l’encre et aux usages qui demandent une bonne tenue mécanique.
Le chanvre peut donner un papier dense et résistant, intéressant lorsque l’on répète beaucoup de traits, que l’on manipule souvent la feuille ou que l’on travaille avec une pression plus marquée.
Le bambou est fréquent dans les papiers chinois destinés à la pratique. Selon la fabrication et le traitement de surface, il peut être plus ou moins absorbant et plus ou moins contrôlable.
Lorsque la composition mélange plusieurs fibres, le nom seul ne suffit pas. Regardez surtout l’absorption, la surface, l’épaisseur et l’usage annoncé.
Un papier de chanvre peut être semi-traité. Un papier de bambou peut être non traité, semi-traité ou traité. La fibre et le traitement sont donc deux informations différentes.
03 · LE TRAITEMENT DU PAPIER
Le traitement ne dit pas de quelle fibre est fait le papier. Il indique surtout avec quelle facilité l’eau et l’encre pénètrent dans la feuille.
L’encre entre rapidement dans les fibres. Le contour s’ouvre, les différences d’eau deviennent très visibles et une hésitation du pinceau marque immédiatement la feuille.
Intéressant pour le lavis, les gestes libres et les diffusions franches. Plus exigeant pour une première pratique.
L’encre pénètre encore dans la feuille, mais le bord du trait reste plus lisible et plus facile à contrôler.
C’est généralement le meilleur compromis pour débuter et comprendre la pression, la vitesse et le dosage de l’eau.
L’encre reste davantage en surface et les contours restent nets plus longtemps.
Utile pour des caractères précis, les petits détails et les travaux qui demandent une diffusion limitée.
04 · PINCEAU & ENCRE
Avant de comparer plusieurs pinceaux ou plusieurs encres, il faut pouvoir reconnaître ce qui vient de votre propre geste.
Il permet de travailler les traits horizontaux et verticaux, les changements de pression et les caractères de petite ou moyenne taille.
Il montre fortement les variations de pression, mais demande davantage de contrôle pour revenir proprement en pointe.
Elle est prête à l’emploi. C’est la solution la plus simple pour consacrer les premières séances uniquement au comportement du pinceau.
Il se broie avec de l’eau sur une pierre. Vous pouvez ainsi choisir un noir dense ou une encre plus diluée et comprendre directement le rôle de l’eau.
05 · LES PREMIERS EXERCICES
Quelques marques simples répétées dans les mêmes conditions permettent de voir immédiatement ce qui change.
Posez un point, une ligne lente puis une ligne plus rapide. Regardez jusqu’où l’encre diffuse et combien de temps le contour reste net.
Chargez les poils d’encre sans laisser une goutte se former à la pointe avant de toucher la feuille.
Commencez sur la pointe, augmentez progressivement la pression puis relâchez. Le pinceau doit pouvoir s’ouvrir puis revenir vers sa pointe.
Cherchez surtout à répéter la largeur, la direction et la quantité d’encre, pas à obtenir immédiatement un caractère parfait.
Comparez le départ du trait, son corps et sa fin. Ces trois moments ne demandent pas exactement la même pression.
Pour apprendre de vrais caractères chinois, utilisez un modèle correct afin d’apprendre l’ordre des traits, les proportions et la structure du caractère.
La diffusion très rapide rend le dosage de l’eau inutilement difficile pendant les premières séances.
L’excès de liquide crée des flaques et des diffusions qui masquent le mouvement que vous essayez justement de comprendre.
Le pinceau doit pouvoir s’ouvrir sous la pression puis revenir vers sa pointe. Une pression constante supprime une grande partie de cette variation.
Refaites plusieurs fois exactement le même test avant de conclure que le papier, l’encre ou le pinceau est responsable.
06 · FAQ
Une fois la fibre et le niveau d’absorption compris, il devient beaucoup plus facile de comparer les papiers, les pinceaux et les encres réellement adaptés à votre pratique.